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	<title>&#201;ducation &#224; la D&#233;fense et &#224; la S&#233;curit&#233; nationale</title>
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	<description>Un site d&#233;di&#233; &#224; l'&#201;ducation &#224; la D&#233;fense, &#224; l'enseignement de d&#233;fense et au d&#233;veloppement de l'Esprit de d&#233;fense &#224; l'&#201;cole depuis 2017.</description>
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		<title>&#201;ducation &#224; la D&#233;fense et &#224; la S&#233;curit&#233; nationale</title>
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		<title>En mati&#232;re d'int&#233;gration, on est pass&#233; du contournement au renoncement</title>
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		<dc:creator>Nghia NGUYEN</dc:creator>






		<dc:subject>Malika Sutter-Sorel</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Gauche intellectuelle/Gauchisme culturel/Luttes intersectionnelles</dc:subject>
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		<dc:subject>&#201;ducation nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Nation/Coh&#233;sion nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration/Assimilation</dc:subject>
		<dc:subject>Communautarisme/Multiculturalisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malika &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SUTTER&lt;/span&gt;-&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SOREL&lt;/span&gt;, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;En mati&#232;re d'int&#233;gration, on est pass&#233; du contournement au renoncement&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, in Le Nouvel &#201;conomiste, 14&#160;novembre 2012.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.education-defense.fr/Malika-SUTTER-SOREL" rel="directory"&gt;Malika SUTTER-SOREL&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;L'essayiste dresse ici le portrait sans concession d'une soci&#233;t&#233; malade de ses non-dits et de ses peurs. Malika &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SOREL&lt;/span&gt;, membre du Haut Conseil &#224; l'int&#233;gration n'est ni pour la langue de bois, ni pour la politique de l'autruche. Membre du Haut Conseil &#224; l'int&#233;gration depuis trois ans, essayiste et auteure de plusieurs livres sur les enjeux et probl&#233;matiques de l'immigration, dont le dernier en date &lt;em&gt;Immigration-Int&#233;gration&#160;: le langage de v&#233;rit&#233;&lt;/em&gt;&#160;Malika &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SOREL&lt;/span&gt;&#160;n'a peur de rien. Ni des &#233;tiquettes, ni de regarder les v&#233;rit&#233;s en face. Pas m&#234;me de les nommer. L'int&#233;gration&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Un &#233;chec. Les politiques en mati&#232;re d'immigration&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? De l'amateurisme motiv&#233; par une volont&#233; d'acheter la paix sociale. L'identit&#233; fran&#231;aise&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Un concept d&#233;pr&#233;ci&#233;. Les flux migratoires&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Une cause de &#8220;d&#233;sinsertion sociale et culturelle&#8221;&#8230;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Le bilan est s&#233;v&#232;re et, Malika &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SOREL&lt;/span&gt;&#160;en est convaincue, conforme &#224; la r&#233;alit&#233; actuelle. Celle &#224; laquelle ont abouti des ann&#233;es de compromissions et de contournements qui, en cherchant &#224; nier le malaise &#8211; celui d'une population pour qui na&#238;tre en France ne signifiait plus n&#233;cessairement se sentir fran&#231;ais &#8211; &#8220;en le ramenant &#224; des causes &#233;conomiques alors qu'il &#233;tait de nature culturelle&#8221;, ont eu pour effet de l'aggraver. Au point de menacer le vivre-ensemble et, avec lui, les principes m&#234;mes de la d&#233;mocratie. Au point de nous placer dans ce qu'elle consid&#232;re &#234;tre, bien plus qu'une impasse du processus d'int&#233;gration, une v&#233;ritable situation de &#8220;d&#233;sint&#233;gration sociale&#8221;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;**********&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&#8220;Il suffit de regarder l'&#233;tat actuel de la soci&#233;t&#233; pour constater qu'en mati&#232;re d'int&#233;gration, nous sommes dans une situation d'&#233;chec. Bien s&#251;r, il existe encore des parcours d'int&#233;gration individuels r&#233;ussis, mais on ne peut plus parler de processus de masse tout simplement parce que le fait que l'on puisse, en nombre, vivre ensemble implique que l'on partage un minimum de savoir-&#234;tre commun et que, sur ce plan, nous avons &#233;chou&#233;. En grande partie parce que, depuis des ann&#233;es, les politiques travaillent la question en amateurs, se comportant comme si les ph&#233;nom&#232;nes migratoires actuels &#233;taient comparables aux migrations intra-europ&#233;ennes du pass&#233; alors qu'&#233;videmment, il n'en est rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Le fait d'int&#233;grer des Russes, des Polonais ou des Italiens &#8211; avec qui la France partage les m&#234;mes racines culturelles et religieuses mais aussi une certaine conception de la cit&#233; h&#233;rit&#233;e des Grecs &#8211; n'a strictement rien &#224; voir avec la difficult&#233; &#224; laquelle une soci&#233;t&#233; se trouve confront&#233;e lorsqu'elle cherche &#224; int&#233;grer des populations qui ne partagent ni ses racines ni ses principes, ce qui est le cas de la France mais aussi du Canada, de la Su&#232;de, de l'Allemagne et de beaucoup d'autres pays aujourd'hui, avec certaines populations du Sud. En refusant de reconna&#238;tre qu'on &#233;tait face &#224; des processus d'int&#233;gration distincts, en se r&#233;p&#233;tant que &#8220;cela se ferait dans le temps&#8221;, on a persist&#233; &#224; ignorer les probl&#232;mes de fond. Ceux-l&#224; m&#234;mes qui, aujourd'hui, se rappellent &#224; nous avec une force qu'on n'aurait pas imagin&#233;e il y a quelques ann&#233;es.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Int&#233;gration versus insertion&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Toute r&#233;flexion sur l'immigration implique de diff&#233;rencier deux notions majeures&#160;: insertion et int&#233;gration&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ce qu'aucun politique ne fait, d'o&#249; l'&#233;tat de d&#233;sh&#233;rence dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui sur le sujet. L'insertion est le fait de respecter les lois du pays qui nous accueille et d'acqu&#233;rir les codes socioculturels qui, s'ils sont ignor&#233;s, rel&#232;veront de la transgression&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; cet apprentissage de r&#232;gles de vie commune devant tout simplement nous permettre de nous mouvoir au sein de l'espace public. L'int&#233;gration rel&#232;ve d'un processus plus complexe qui consiste &#224; rejoindre la communaut&#233; d'accueil dans le partage d'une vision commune, dans l'acceptation d'un h&#233;ritage collectif, dans le sentiment d'appartenance &#224; un m&#234;me corps politique. C'est un processus d'adoption r&#233;ciproque&#160;: par l'individu et par la communaut&#233; d'accueil. Surtout, c'est une d&#233;marche individuelle qui doit conduire, lorsqu'elle r&#233;ussit, &#224; l'assimilation&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; au fait que l'on soit reconnu par la communaut&#233; d'accueil comme portant le m&#234;me projet de soci&#233;t&#233;. Enfin, et c'est tr&#232;s important, cette dimension d'int&#233;gration se joue sur le registre moral et affectif&#160;: c'est une relation qui se construit dans le temps et qui, &#224; un moment donn&#233;, permet &#224; la personne de s'assimiler au peuple d'accueil, de faire cause commune avec lui&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; c'est quelque chose qui ne se commande pas mais qui se d&#233;cide librement. Ce qui rajoute un niveau de complexit&#233; suppl&#233;mentaire dans le cas de l'immigration actuelle puisqu'elle suppose l'existence d'un libre arbitre qui, de plus en plus souvent, tend &#224; s'effacer au profit de la communaut&#233; d'origine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Emancipation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Pour que quelqu'un partage le destin d'un autre peuple, il faut qu'il soit &#233;mancip&#233; de ses propres origines. Qu'il dispose d'un libre arbitre&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; qu'il ait le droit de choisir son propre destin. Or une des difficult&#233;s &#224; laquelle nous sommes confront&#233;s avec les populations venues du Sud est que ce sont des personnes tr&#232;s communautaires qui ne reconnaissent pas n&#233;cessairement l'existence d'un individu libre, &#233;mancip&#233;, dot&#233; d'un esprit critique. Autrement dit, de tout ce qui, en France et plus largement en Europe, constitue l'h&#233;ritage des Lumi&#232;res. Sur ce plan, l'&#233;cole a un r&#244;le fondamental &#224; jouer, un r&#244;le d'&#233;mancipation qui correspond au projet initial de l'&#233;cole de la R&#233;publique. C'est d'ailleurs pour qu'elle puisse mener ce projet &#224; bien qu'on l'a soustraite &#224; l'influence de l'Eglise&#160;: pour permettre aux enfants de se construire ind&#233;pendamment du poids des communaut&#233;s, jusqu'&#224; devenir des citoyens libres et &#233;gaux en droits. Il faut donc bien comprendre que, si au lieu d'&#233;manciper les personnes de leur communaut&#233; d'origine on les y renvoie syst&#233;matiquement au nom de logiques de diversit&#233; et d'&#233;galit&#233; des chances, on agit &#224; rebours du processus d'&#233;mancipation et, par cons&#233;quent, &#224; rebours du processus d'insertion. Ce que font depuis plus de vingt ans l'ensemble des institutions publiques, y compris l'&#233;cole.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Identit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Dans les ann&#233;es 1980, les politiques avaient une carte &#224; jouer avec la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration de l'immigration. Beaucoup de ces enfants d'immigr&#233;s, n&#233;s en France, ne s'y sentaient pas bien. On aurait d&#251; &#234;tre alert&#233;s par ce malaise, y voir un signal fort, la marque d'un dysfonctionnement dans le processus d'int&#233;gration de ces populations. Au lieu de cela, on a refus&#233; de regarder la v&#233;rit&#233; en face&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; celle qui consistait &#224; admettre que ce n'est pas parce qu'on na&#238;t en France qu'on se sent fran&#231;ais. Je le r&#233;p&#232;te&#160;: faire sienne une identit&#233; nationale rel&#232;ve d'un processus individuel beaucoup plus complexe qui n'ob&#233;it &#224; aucun d&#233;terminisme. C'est &#224; cette &#233;poque que, face aux premi&#232;res manifestations de malaise chez les enfants d'immigr&#233;s, il aurait fallu entreprendre une r&#233;flexion de fond sur la question de l'identit&#233;. Pour cela, il suffisait de se souvenir de l'exemple de la d&#233;colonisation alg&#233;rienne. De cette formidable erreur d'interpr&#233;tation qui avait pouss&#233; la France &#224; croire l'Alg&#233;rie fran&#231;aise alors qu'elle ne l'&#233;tait &#233;videmment pas&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; alors que les Alg&#233;riens existaient en temps que peuple. Cet &#233;pisode de l'Histoire fran&#231;aise aurait d&#251; nous aider &#224; comprendre ce qui se passait mais nous avons pr&#233;f&#233;r&#233; la facilit&#233; consistant &#224; dire que le probl&#232;me &#233;tait uniquement de nature &#233;conomique&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; que si les gens se rebellaient, c'&#233;tait parce qu'ils &#233;taient pauvres. L&#224;-dessus, le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FN&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; a commenc&#233; sa mont&#233;e en puissance et il a r&#233;cup&#233;r&#233; ces questions ce qui, en r&#233;alit&#233;, arrangeait tout le monde puisqu'&#224; partir du moment o&#249; l'extr&#234;me droite se saisit d'un sujet, cela implique que le reste de la classe politique ne peut plus en parler. Si bien qu'au final, le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FN&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; a fait le jeu de l'immobilisme national sur ces questions qui, aujourd'hui, menacent gravement le vivre-ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Flux migratoires&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Je crois qu'un &#233;l&#233;ment essentiel &#224; prendre en compte est l'importance des flux migratoires. L&#224; encore, personne n'ose regarder la v&#233;rit&#233; en face mais c'est un fait av&#233;r&#233;&#160;: l'explosion des flux migratoires a favoris&#233; le r&#233;enracinement culturel des enfants issus de l'immigration et explique qu'aujourd'hui, de plus en plus de gens se d&#233;sins&#232;rent de la soci&#233;t&#233; et rejettent ses principes. C'est une r&#233;alit&#233;&#160;: &#224; partir du moment o&#249; l'on r&#233;importe en masse certains modes de vie et certains comportements, o&#249; l'on r&#233;injecte dans certains groupes des codes qui ne sont pas ceux de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, on favorise la d&#233;sint&#233;gration sociale. Si bien qu'au final, les flux migratoires non ma&#238;tris&#233;s nous &#233;loignent non seulement des projets d'int&#233;gration mais aussi d'insertion qui &#233;taient les n&#244;tres. Le ph&#233;nom&#232;ne est frappant en qui concerne les musulmans de France chez qui on constate une v&#233;ritable recrudescence de la pratique religieuse. Il y a encore quelques ann&#233;es, cette ferveur et cette rigueur religieuse n'existaient pas. Chacun pouvait &#234;tre musulman sans pratiquer ou en ne le faisant qu'occasionnellement. Aujourd'hui, les derniers arriv&#233;s, quel que soit leur &#226;ge, s'&#233;rigent en juges et exercent une pression morale sur ceux qui &#233;taient en voie d'insertion &#8211; le ph&#233;nom&#232;ne est particuli&#232;rement visible &#224; l'&#233;cole &#8211; en cherchant &#224; leur imposer une culture qui n'est plus la leur et une vision du monde qui n'est tout simplement pas en phase avec les r&#232;gles de vie et les principes de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. C'est dans ce type de contexte que la religion ne se vit plus comme une pratique individuelle librement consentie mais comme une race. Comme une ethnie &#224; laquelle on appartient de par ses origines. Ce qui constitue une terrible r&#233;gression.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Identit&#233; versus nationalit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;En naturalisant &#224; tour de bras des gens qui ne sont pas fran&#231;ais et qui n'adh&#232;rent en rien &#224; la culture fran&#231;aise, on a institutionnalis&#233; l'id&#233;e de Fran&#231;ais de papiers. Et ce faisant, on a d&#233;corr&#233;l&#233; identit&#233; et nationalit&#233;. Si bien qu'on peut aujourd'hui &#234;tre fran&#231;ais de fait mais ne rien avoir en commun avec la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Ni le mode de vie, ni les principes, ni le projet ce qui, selon moi, confirme l'id&#233;e que nous sommes dans une situation de d&#233;sint&#233;gration sociale. On ne se rend pas compte &#8211; et la na&#239;vet&#233; des politiques, de gauche comme de droite, dans ce domaine est r&#233;ellement d&#233;concertante &#8211; qu'en multipliant les abandons sur le terrain, en pla&#231;ant le respect de la diversit&#233; au-dessus de tout, jusqu'&#224; renoncer aux exigences minimales de la soci&#233;t&#233;, on fait tout pour que les immigr&#233;s non seulement ne s'int&#232;grent pas mais ne s'ins&#232;rent pas. Si bien que la responsabilit&#233; de cet &#233;chec est avant tout politique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Ce constat est d'autant plus tragique que ce qui guide l'action politique dans ce domaine depuis des ann&#233;es est avant tout la volont&#233; d'acheter la paix sociale. Pour l'obtenir, des &#233;lus sont all&#233;s jusqu'&#224; contourner la loi de 1905 qui interdit le financement de lieux de culte par l'Etat pour financer des mosqu&#233;es, jusqu'&#224; accepter l'instauration de cantines halal, ce qui, pour un pays qui a fait la guerre &#224; l'Eglise, revient &#224; imposer aux gens de financer un culte&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Tout cela montre que, pour ne pas faire de vagues, on renonce sur les notions d'&#233;galit&#233;, de la&#239;cit&#233;&#8230; et ce faisant, on brade la R&#233;publique en esp&#233;rant apaiser des tensions qu'au final on ne fait qu'attiser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;ducation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne est particuli&#232;rement visible dans le domaine de l'&#233;ducation et ceci depuis les ann&#233;es 1980, &#233;poque &#224; laquelle on a commenc&#233;, par souci de bien faire, &#224; traiter les enfants issus de l'immigration autrement. &#192; leur demander moins qu'aux autres en partant du principe qu'on ne pouvait attendre d'eux ni les m&#234;mes r&#233;sultats, ni les m&#234;mes efforts. Cette tendance au mis&#233;rabilisme a abouti &#224; une forme de discrimination particuli&#232;rement n&#233;faste car il est &#233;vident qu'on ne rend pas service aux enfants en n'&#233;tant pas exigeants avec eux. Ce n'est pas cela, respecter quelqu'un. Respecter quelqu'un c'est, au contraire, le pousser &#224; atteindre son meilleur niveau, &#224; progresser&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; &#224; lui enseigner l'endurance, l'effort. Tout ce &#224; quoi on a renonc&#233; par peur de mettre certains en situation d'&#233;chec et qui a eu pour effet de poser d'embl&#233;e des limites &#224; certains enfants. Voil&#224; comment on a impos&#233; d&#232;s l'&#233;cole, avec les meilleures intentions du monde mais sur la base d'authentiques pr&#233;jug&#233;s, un plafond de verre aux enfants issus de l'immigration. Ce qui est extr&#234;mement p&#233;nalisant pour la suite, et notamment en termes de cette notion d&#233;terminante qu'est la confiance en soi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Voil&#224; pourquoi je suis persuad&#233;e qu'&#224; jouer constamment la carte de la facilit&#233;, l'&#233;cole a contribu&#233; &#224; priver certains enfants d'immigr&#233;s des outils n&#233;cessaires &#224; leur int&#233;gration. Et on persiste dans cette voie aujourd'hui en parlant de raccourcir les journ&#233;es d'&#233;cole, voire de supprimer les devoirs afin, encore une fois, de favoriser l'&#233;galit&#233; des chances sans se rendre compte qu'on va &#224; rebours de tout ce que l'on sait sur le d&#233;veloppement intellectuel des enfants dans l'espoir insens&#233; de mettre tout le monde au m&#234;me niveau. Mais &#233;videmment les diff&#233;rences perdureront&#160;: certains enfants travailleront avec leurs parents. D'autres ne le pourront pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Racisme anti-Blancs&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;La difficult&#233; actuelle pour les politiques tient au fait qu'ils ont peur et que cette peur les place dans l'incapacit&#233; de nommer ce qu'ils voient. C'est elle qui fait qu'en mati&#232;re d'int&#233;gration, on est pass&#233; d'une phase de contournement &#224; une phase de renoncement, qu'on n'a pas un probl&#232;me avec l'immigration mais un probl&#232;me avec les Fran&#231;ais qui sont racistes&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Voil&#224; comment, depuis des ann&#233;es, on renonce &#224; nommer les difficult&#233;s et comment, de ce fait, on ne se donne pas les moyens de les r&#233;soudre. Autre exemple&#160;: le fait qu'on s'interdise de nommer un ph&#233;nom&#232;ne tel que le racisme anti-Blancs qui est pourtant une r&#233;alit&#233; av&#233;r&#233;e dans certains quartiers o&#249; les flux migratoires ont abouti &#224; une absence totale de mixit&#233;. Mais le nombre n'explique pas tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Si le ph&#233;nom&#232;ne est d&#233;sormais visible &#8211; ce qui n'&#233;tait pas le cas il y a encore quelques ann&#233;es, m&#234;me dans les quartiers dits sensibles &#8211;, c'est qu'il va de pair avec la d&#233;pr&#233;ciation de l'identit&#233; fran&#231;aise par les politiques eux-m&#234;mes qui, &#224; force de cultiver le registre de la repentance et &#224; force de concessions consenties au fil du temps au respect de la diversit&#233;, ont fini par totalement d&#233;pr&#233;cier cette notion d'identit&#233; fran&#231;aise. Par la vider de son contenu et par la charger d'une image d&#233;grad&#233;e. Dans ce contexte, comment s'&#233;tonner que les enfants d'immigr&#233;s parviennent de moins en moins &#224; se sentir fran&#231;ais, m&#234;me lorsqu'ils ont la nationalit&#233; fran&#231;aise&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Devoir d'&#233;ducation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Beaucoup peut encore &#234;tre fait pour sauver le vivre-ensemble, bien s&#251;r, mais je pense qu'on a d&#233;pass&#233; le stade o&#249; les choses pouvaient se r&#233;gler &#224; l'&#233;cole. D'abord parce qu'on ne veut pas prendre la mesure de ce qui se passe et qu'on persiste &#224; croire qu'on est face &#224; un probl&#232;me &#233;conomique alors qu'on est face &#224; un probl&#232;me culturel. Probl&#232;me encore une fois aggrav&#233; par les flux migratoires puisqu'en continuant &#224; accueillir en masse, on compromet non seulement l'insertion de ceux qui sont d&#233;j&#224; l&#224; mais aussi l'identit&#233; m&#234;me de la France&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; et on minimise le fait qu'en mati&#232;re de populations immigr&#233;es, nous n'avons pas uniquement un devoir d'accueil mais aussi un devoir d'&#233;ducation, ce que Michel Rocard avait tr&#232;s bien dit au milieu des ann&#233;es 1980. Parce que je le r&#233;p&#232;te, vient un moment o&#249; le processus d'int&#233;gration requiert de faire un choix. Si bien que, si les valeurs que vous importez dans votre besace se trouvent &#234;tre incompatibles avec les valeurs du peuple d'accueil, il faudra y renoncer. Ce qui est de moins en moins le cas &#224; l'heure actuelle. Gilles Kepel l'a &#233;crit dans son livre Banlieues de la R&#233;publique&#160;: les gens qui immigrent aujourd'hui ne le font pas pour rejoindre la France en tant que terre d'accueil mais pour rejoindre leur diaspora et vivre entre elle, en recr&#233;ant ailleurs leur communaut&#233; d'origine. Et pendant ce temps, on en vient &#224; traiter de racistes des Fran&#231;ais qui revendiquent les principes d'&#233;galit&#233;, de libert&#233; et de la&#239;cit&#233; et qui, en leur nom, refusent le voile ou le halal &#224; l'&#233;cole. Ce d&#233;calage entre deux r&#233;alit&#233;s est pour moi extr&#234;mement inqui&#233;tant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Dysfonctionnement d&#233;mocratique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Je pense que la situation est aggrav&#233;e par le fait que nous n'avons plus d'hommes d'Etat mais uniquement des politiciens, ce qui fait une diff&#233;rence consid&#233;rable. Churchill le disait&#160;: &#8220;Le politicien pense &#224; la prochaine &#233;lection, l'homme d'Etat &#224; la prochaine g&#233;n&#233;ration.&#8221; Les hommes comme Churchill et de Gaulle pla&#231;aient l'int&#233;r&#234;t de leur pays au-dessus du leur, ce qui n'est pas le cas de la plupart de ceux qui nous gouvernent, encore une fois, qu'ils soient de droite comme de gauche. C'est pourquoi je n'ai jamais voulu adh&#233;rer &#224; un parti &#8211; ce qu'on me reproche beaucoup d'ailleurs car aujourd'hui, on veut vous savoir quelque part, on veut pouvoir vous mettre une &#233;tiquette. Ce qui explique aussi que l'on manque d'esprits libres, de gens qui ont le courage de leurs opinions, ind&#233;pendamment de toute appartenance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Pour moi, une grande partie des probl&#232;mes que nous connaissons actuellement s'explique par un dysfonctionnement d&#233;mocratique. Cela fait des ann&#233;es que je travaille au sein des institutions politiques et je le vois&#160;: l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ENA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; est une caste qui fabrique des politiciens. Autrement dit, des clones qui ont instaur&#233; un syst&#232;me de r&#233;seautage, de cooptation et au fond de privil&#232;ges, et qui, les uns apr&#232;s les autres, perp&#233;tuent le syst&#232;me. Des gens qui ne connaissent rien aux r&#233;alit&#233;s du terrain. Et pourtant, ce sont ces gens qui donnent le la&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Voil&#224; pourquoi je pense qu'il faudrait supprimer l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ENA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Parce que la politique ne devrait pas &#234;tre un m&#233;tier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;D&#233;sint&#233;gration sociale&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Le probl&#232;me, c'est que les tensions augmentent sur le terrain parce que nous sommes face d&#233;sormais &#224; un refus du vivre-ensemble qui laisse craindre une vraie mont&#233;e de la violence, de vrais troubles. Je ne pense pas que cela puisse un jour mener &#224; l'&#233;lection de Marine Le Pen&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; en revanche je suis convaincue que cela fera progresser l'abstention. Et l'abstention, c'est la fin de la chose publique. C'est une menace sur la d&#233;mocratie puisque cela signifie qu'on ne se reconna&#238;t plus dans les &#233;lites politiques ce qui, au final, cr&#233;e un climat pr&#233;r&#233;volutionnaire. D'autant plus explosif qu'il s'accompagne aujourd'hui d'un contexte de crise &#233;conomique. Voil&#224; pourquoi je parle d'un climat de d&#233;sint&#233;gration sociale.&#8221;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;Par Caroline Castets&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bio&#160;express&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:14px;&#034;&gt;N&#233;e en France de parents alg&#233;riens, Malika Sorel y est scolaris&#233;e jusqu'au coll&#232;ge avant de poursuivre ses &#233;tudes en Alg&#233;rie o&#249; elle passera 15 ans et obtiendra un dipl&#244;me d'ing&#233;nieur &#224; l'Ecole polytechnique d'Alger auquel, de retour en France, elle ajoutera un &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MBA&lt;/span&gt; &#224; Sciences-Po. Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es &#224; explorer diverses voies professionnelles, dont celle du recrutement de cadres pour le secteur des hautes technologies, elle opte pour un changement de carri&#232;re radical en d&#233;cidant de se consacrer &#224; des travaux de recherche sur les questions d'&#233;ducation et sur les probl&#233;matiques de l'immigration. En septembre 2009, elle est nomm&#233;e membre du Haut Conseil &#224; l'int&#233;gration et, deux ans plus tard, participe &#224; la Mission d'information parlementaire sur le droit &#224; la nationalit&#233;. Essayiste plusieurs fois salu&#233;e pour la franchise de son propos et le courage de ses opinions, elle est l'auteure de plusieurs ouvrages et articles sur la question de l'int&#233;gration &#8211; dont Le Puzzle de l'int&#233;gration, les pi&#232;ces qui vous manquent paru en 2007 et Immigration-Int&#233;gration&#160;: le langage de v&#233;rit&#233;, paru 4 ans plus tard &#8211; et, depuis l'ann&#233;e derni&#232;re, chevalier de l'ordre de la L&#233;gion d'honneur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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