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Le BMPT Terminator
Article mis en ligne le 6 mars 2020
dernière modification le 18 mars 2020

par Nghia NGUYEN

 

Le précédent tchétchène

En dépit d’une solide expérience acquise durant la Deuxième Guerre mondiale, les Russes redécouvrent le combat urbain à leurs dépens avec les guerres de Tchétchénie, plus particulièrement lors des batailles de Grozny (1). Notamment la première bataille de Grozny dite « attaque du Nouvel An » qui eut lieu de décembre 1994 à janvier 1995, et qui rappela combien il est délicat d’utiliser des chars de combat en milieu urbain sans une préparation rigoureuse des forces et le nécessaire appui d’une infanterie en autodéfense d’engins "aveugles", encombrants avec leurs longs tubes et privés d’une grande partie de leur mobilité. Mal articulée aux unités blindées et très certainement mal entraînée à ce type de confrontation, l’infanterie russe subit de lourdes pertes et ne put fournir la protection rapprochée indispensable aux chars de combat T-72B et T-80U (cf. infra, note « Généalogie blindée »).

 

Généalogie blindée - Mis en service au début des années 1970, le T-72 Ural inaugure la deuxième génération d’un engin principal de combat (Main Battle Tank ou MBT) soviétique à partir des expériences de la Deuxième guerre mondiale, de la vieille génération des T-54/T-55 et T-62 et surtout du RETEX d’une première génération : le T-64. Largement exporté au sein du Pacte de Varsovie puis au Moyen-Orient, le T-72 reprend le T-64 dont il est une version améliorée, simplifiée et moins onéreuse. Il résume le savoir-faire russe en matière de blindés. Puissamment armé, disposant d’un système de chargement automatique, bas, agile, rapide et fiable, il a cependant souvent eu le dessous dans les confrontations avec les matériels occidentaux, quand bien même son utilisation (notamment par les armées irakienne et syrienne) nuancera son bilan en demi-teinte. Le T-80 fait partie de la famille du T-72. Version modernisée de l’éphémère T-64, d’abord destinée à n’équiper que l’Armée russe, il se révèle décevant en Tchétchénie. Sensiblement amélioré depuis, il continue sa carrière dans les forces blindées russes dans la version T-80 BVM. Son originalité par rapport aux autres modèles est une motorisation reposant sur une turbine à gaz (comme le M1 Abrams américain). Cette dernière permet des démarrages par très basses températures ainsi que de grandes accélérations pour un engin de 48 tonnes nonobstant une consommation élevée en carburant. Mis en service à partir de 1994, le T-90 Vladimir est la troisième génération du MBT russe. Il reprend le châssis du T-72 et l’adapte à la tourelle et à l’électronique du T-80.

Char T-72

 

Dans leur progression vers la gare et le Palais présidentiel, les chars ainsi que de nombreux véhicules de combat d’infanterie BMP, tombèrent dans une succession d’embuscades meurtrières, où les engins furent souvent frappés par 6 ou 7 tirs quasi simultanés provenant de plusieurs directions différentes. Bloqués dans des espaces étroits et encombrés de gravats, aveuglés par de nombreux masques et angles morts, les T-72B et T-80U furent souvent frappés de flanc ou, pire, par le toit de tourelle et de caisse c’est-à-dire les parties du véhicule les moins blindées. Tenant les étages, les combattants tchétchènes dressèrent de véritables souricières contre des chars qui, postés à 25 mètres d’un immeuble, ne pouvaient élever leur canon au-delà du 3e étage.

La Guerre d’Afghanistan avait déjà montré les faiblesses des blindés soviétiques à pouvoir ouvrir le feu dans certaines configurations ; notamment sur des troupes ennemies retranchées sur des points hauts (défilés, contrepentes). À Grozny, non seulement les Tchétchènes opérèrent en imbrication avec les forces russes – neutralisant ainsi leur artillerie et leur aviation -, mais ils utilisèrent aussi des configurations de tir en site extrême (2) qui empêchèrent les T-72 et les T-80 de faire usage de leur armement principal. Lourds, difficiles à manœuvrer dans un espace confiné, gênés par un canon 2A46M de 125 mm de 6 mètres de long inadapté pour les combats rapprochés, les T-72/T-80 payèrent un lourd tribut dans Grozny. 48 d’entre eux auraient été détruits et, avec eux, entre 94 et 159 BMP.

 

 

Un BMP russe dans Grozny. "Aveugles" et entravés dans leur mobilité, vulnérables du fait des positions de tir en hauteur et de nombreux angles morts, les engins blindés ont besoin d’une infanterie rapprochée en milieu urbain. Cette dernière est, par conséquent, elle aussi, très exposée.

 

Un engin blindé destiné à la défense de l’infanterie mécanisée en milieu urbain

De ces cuisants échecs naît le concept d’un engin blindé d’accompagnement, puissamment armé, dont la mission serait de protéger directement les chars de combat, ainsi que l’infanterie débarquée, au cœur des villes. Le blindé anti-aérien ZSU 23-4 avait été utilisé de manière empirique dans Grozny : la puissance de sa quadruple artillerie de 23 mm en tir direct était appréciée mais la faiblesse de son blindage était une sérieuse limite. Par ailleurs, s’il pouvait élever ses canons sur un angle très ouvert du fait de sa conception antiaérienne, il ne pouvait pointer en site négatif. À partir de ces RETEX, plusieurs prototypes sont donc étudiés dès la fin des années 1990, et construits dans l’usine Uralvagonzavod (UV) de Nizhny Tagil. Le prototype Obiekt 199 Ramka, produit en 1997, est finalement sélectionné. Une présérie de 4 engins est lancée en 2009, et 10 autres sont livrés au Kazakhstan de 2011 à 2013. Le Véhicule de Combat de Soutien de Chars (BMPT en russe) vient de faire son entrée. Il est désormais connu sous le nom de «  Terminator  » (3).

Le BMPT Terminator se présente comme une plateforme blindée, chenillée et lourdement armée de 7,2 m de long, 3,3 m de large (3,8 avec le blindage additionnel) et 3,4 m de haut. Le châssis est celui d’un T-72 (ou T-90 selon la version) rehaussé, dont il reprend la motorisation et la rusticité. Il est équipé d’une lame d’enfouissement à l’avant, particulièrement pratique pour déblayer des gravats ou défoncer une barricade. Cette lame peut aussi être remplacée par un rouleau anti-mines TKM. L’ensemble pèse 47 tonnes, a une autonomie d’environ 550 km et se déplace à une vitesse maximale de 60/65 km/h sur route. Le moteur reste un diesel V-92S2 de 1000 cv qui a déjà fait ses preuves.

À la conception initiale de la caisse s’ajoute un blindage additionnel combinant des éléments NERA et ERA Relikt (cf. infra, note « Blindage ») sur le glacis avant et dans des jupes latérales. Un blindage-cage à l’arrière vient aussi renforcer la protection du groupe motopropulseur. Le dispositif de protection additionnel Relikt alourdit le BMPT de 2,3 tonnes, mais cela correspond à sa vocation : le combat en milieu urbain. Le blindé est aussi équipé de 2 détecteurs laser de départ de missiles TshU-1M. Le Terminator est ainsi conçu pour pouvoir résister à la plupart des armes antichars rencontrées en milieu urbain : lance-roquettes, Anti-Tanks Guided Missile (ATGM), mines, IED, mais aussi munitions APFSDS (cf. infra, note « Munitions APFSDS).

 

Blindage - La caisse des T-72/T-90 se caractérise par un profil particulièrement incliné à l’avant. Cette incidence du blindage, déjà introduite par le char T-34 dans les années 1930, augmente la capacité de protection de l’engin pour une épaisseur d’acier moindre. Le blindage de base est constitué d’acier RHA (Rolled Homogeneous Armour ou blindage laminé homogène) classique auquel les T-72/T-80 et T-90 ajoutent la technologie des blindages composites apparue à la fin de la Guerre froide. La protection du T-72 alterne ainsi des plaques en acier RHA avec des couches d’air et de fibre de verre d’une épaisseur de 200 mm sur le glacis avant, dont l’inclinaison offre cependant une résistance équivalant à 500/600 mm d’acier. Ce blindage composite est renforcé par un dispositif de protection additionnel fixé sous forme de briques ou de plaques sur l’arc frontal, les flancs de caisse et la tourelle : ce sont les Explosive Reactive Armor (ERA) et Non Explosive Reactive Armor (NERA). L’ERA se présente comme un module métallique renfermant un explosif qui, au contact du projectile adverse, explose et disperse (ou dévie) les effets thermiques de celui-ci. C’est un dispositif actif par opposition au NERA qui renferme un matériau élastique entre deux couches métalliques dilatant l’impact thermique du projectile. En plus du blindage d’origine, ERA et NERA augmentent sensiblement la protection des blindés face aux munitions à forte vélocité : Anti-Tank Guided Missile ou ATGM et surtout APFSDS.

Munitions APFSDS - L’évolution des blindés s’accompagne de celle des munitions destinées à les détruire ou à les neutraliser. Aux obus perforants et de rupture classiques sont venues s’ajouter, dès la Deuxième Guerre mondiale, les munitions à tête d’écrasement (High Explosive Squash Head ou High Explosive Plastic) puis à charge creuse (HEAT ou High Explosive Anti-Tank). Les blindages réactifs ont conduit au développement de munitions tandem déclenchant une double charge creuse : la première charge neutralisant le blindage réactif juste avant que la seconde ne perce le blindage (encore classique). Le FGM-148 Javelin américain est un lance-missile antichar conçu autour d’une charge tandem. Avec les blindages composites, ce sont les munitions à énergie cinétique (Armour-Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot ou APFSDS) qui sont désormais développées. Le principe d’un APFSDS est celui d’un barreau en métal qui va jouer le rôle de pénétrateur. Du fait de sa très grande vitesse (de 1200 à plus de 1700 m/s selon les munitions), le barreau va concentrer une forte énergie cinétique sur un point du blindage jouant le rôle d’une flèche ou d’un dard enflammé. L’utilisation de barreaux en matériaux plus denses que l’acier (carbure de tungstène et uranium appauvri) augmente sans commune mesure le pouvoir de pénétration des blindages. Appelés "obus flèche" dans les chars de combat, le pénétrateur cinétique est adapté à la douille de l’obus par un sabot qui se détache en plusieurs éléments dès sa sortie du canon.

Munition APFSDS DM33 de 120 mm utilisée par le char allemand Léopard 2

 

C’est cependant en matière d’armement que le BMPT fait la différence. L’essentiel est intégré dans une tourelle qui n’est pas téléopérée (4), mais qui concentre un triple armement et l’optronique en superstructure. Comme tous les matériels modernes, le Terminator "voit" de jour comme de nuit, intègre un système de navigation satellitaire GPS/GLONASS et peut corriger les paramètres de tir des systèmes d’armes grâce à un mât météo DVE-BS. Le chef d’engin dispose d’une optique jour/nuit et d’un télémètre laser ; le tireur met en oeuvre un second télémètre laser ainsi qu’une optique thermique ; le pilote utilise une optique jour/nuit et les opérateurs des lance-grenades une optique de visée (viseurs Agat-MR) en plus de leurs épiscopes. Le chef de char comme le tireur sont logés dans la partie basse de la tourelle c’est-à-dire, en fait, dans la caisse. Ne dépassent donc de celle-ci que les systèmes d’armes.

L’armement principal est constitué d’une paire de canons mitrailleurs 2A42 de 30 mm et de 4 lance-missiles tirant des 9M120 Ataka-T. Les canons automatiques 2A42 engagent des cibles jusqu’à 4000 m, à une cadence de tir comprise entre 400 et 1600 coups/mn (5). La variété des obus de 30 mm x 165 mm (charges explosives, à fragmentation, perforantes, à détonation programmable) permet d’engager des cibles de nature très différentes : combattants à découvert ou retranchés dans des bâtiments, véhicules divers, blindés légers, hélicoptères, drones... Surtout, les 2A42 peuvent s’abaisser et s’élever en site de -5° à + 45°, ayant été pensés pour engager à d’assez courtes distances des ennemis situés en hauteur (sur plusieurs étages par exemple).

 

(Source - Sputniknews)

 

Situés de part et d’autre de la tourelle, les 4 missiles 9M120 Ataka-T ont une portée de 6000 m. Avec leur charge thermobarique (6), ils ajoutent à la capacité déjà dévastatrice des canons 2A42 pour une infanterie même retranchée dans des bâtiments. Cependant, ces missiles existent également dans une version antichar avec une charge creuse en tandem, théoriquement capable de percer 800 mm d’acier RHA derrière un ERA. Le Terminator peut donc affronter des blindés lourds quand bien même cela n’est pas sa fonction principale.

La tourelle intègre un troisième armement au-dessus des canons : une mitrailleuse 6P7k de 7,62 mm. Armement secondaire, la mitrailleuse est dotée de 2100 coups et se recharge automatiquement. Sa fonction d’autodéfense est complétée par deux lance-grenades AG-17D, approvisionnés à 300 munitions chacun. Intégrés dans la caisse, à tribord et à babord, ils ne disposent pas d’une grande amplitude en site comme en direction, mais ils tirent des grenades de 30 mm x 29 mm à une cadence de 400 coups/mn jusqu’à 1400 m, ce qui est largement suffisant pour tenir en respect l’infanterie ennemie.

La tourelle élève le BMPT à une hauteur bien supérieure à celle des T-72/T-90 (3,4 m contre 2,2 m). Elle n’abrite cependant aucun des 5 membres d’équipage dans la structure dépassant le sommet de la caisse. Ces derniers sont tous logés dans le puit de tourelle qui est intégré dans le châssis. Partant, le chef de char, le tireur, le pilote et les servants des AG-17D sont relativement plus protégés, étant tous situés à peu près à la hauteur d’un pilote de T-72. Le pilote, lui, est situé à l’avant-centre de la caisse avec à sa droite et à sa gauche les servants des lance-grenades. Derrière eux se trouvent le chef de char et le tireur à la base de la tourelle. Il existe, cependant, une version avec seulement 3 membres d’équipage. Cette version du BMPT-72 Terminator 2, destinée à l’exportation, supprime les 2 lance-grenades partant leurs opérateurs. Quoi qu’il en soit le BMPT confirme l’évolution déjà remarquée dans l’architecture des blindés russes récents - notamment avec le T-14 Armata -, à savoir le regroupement de l’équipage en caisse.

Quel avenir pour le BMPT Terminator ?

Adaptation originale de matériels déjà existants, engin de combat atypique dédié à l’accompagnement des unités mécanisées en milieu urbain, doté pour cela d’une puissance de feu impressionnante, le BMPT Terminator ne donne pourtant pas encore matière à un quelconque bilan. Conçu dès la fin des années 1990, il n’avait jusqu’à présent pas intéressé l’Armée russe qui le destinait surtout à l’exportation. Un équipage numériquement important avec deux hommes supplémentaires par rapport à un T-72 (pour la version russe non prévue à l’exportation), et un certain flou quant à la doctrine d’emploi de ce type d’engin au sein des groupes tactiques blindés, ont pu constituer des freins.

C’est avec le conflit syrien, en juin 2017, que l’horizon commence à se dégager pour le BMPT. Engagé à titre expérimental sur un théâtre d’opération où toutes les grandes villes sont des champs de bataille, le Terminator a très certainement donné satisfaction même si l’État-major russe reste discret sur son RETEX. Toujours est-il que c’est à partir de cette période que les militaires russes commencent à s’intéresser au BMPT pour leur propre usage. Un exemplaire est aperçu pour la première fois lors de l’exercice Zapad 2017 et, en 2018/2019, une première unité est déjà équipée d’une dizaine d’engins : la 90e Division blindée de la Garde. L’engin sort désormais des marchés d’exposition pour apparaître régulièrement dans les grandes manoeuvres notamment Vostock 2018 qui eut lieu du 11 au 17 septembre en Extrême-Orient.

Une campagne de tests est menée jusqu’à la fin de l’année 2019 afin de préciser le déploiement et l’intégration du BMPT au sein des forces russes. Ce Terminator 2 est, cette fois, développé à partir du châssis du T-90M, mais des études parallèles préconisent de le faire évoluer vers la plateforme universelle T-14 (7), ce qui donnerait naissance à un Terminator 3. Cependant, la version Véhicule de Combat d’Infanterie (VCI) de la classe Armata – le T-15 - pourrait empêcher la fabrication d’un Terminator 3. VCI lourd aussi bien armé que le Terminator, plus récent et d’une autre conception, le T-15 présente en plus l’avantage de pouvoir embarquer et protéger directement un groupe d’infanterie. Aujourd’hui, son coût unitaire laisse encore espérer un avenir pour le BMPT Terminator.

 

 

  • Cf. CHAMAUD (Frédéric) et SANTONI (Pierre), L’ultime champ de bataille. Combattre et vaincre en ville, Paris, Éditions Pierre de Taillac, 2016, pp. 27-38.
  • Cf. C’est-à-dire en élévation du canon vers le haut ou vers le bas par opposition au pointage en direction qui désigne les mouvements horizontaux de la tourelle/canon.
  • Cf. L’article du blog Red Samovar, « Le BMPT Terminator : la garde rapprochée des chars de combat » (cf. infra), est à ce jour le plus complet sur la question de ce matériel.
  • Cf. Une tourelle téléopérée est une tourelle commandée à partir d’un poste de contrôle déporté.
  • Cf. Ces paramètres demeurent théoriques car portée et cadence de tir dépendent avant tout de la nature de la cible, de son environnement immédiat et des munitions employées.
  • Cf. Il s’agit de la version 9M120-1F du missile Ataka-T. Les munitions thermobariques diffusent un liquide explosif dans une première explosion, puis l’enflamment avec une seconde. En enflammant l’air ambiant, elles crééent un effet de surpression suivi d’une dépression dont les effets sont meurtriers pour toute personne située à proximité. Les protections balistiques ne protégeant pas, elles sont surtout utilisées dans des lieux confinés ou clos qu’elles permettent de nettoyer sans détruire le bâti.
  • Cf. Le T-14 Armata est le dernier né de l’industrie blindée russe. Présenté pour la première fois en 2015, il est encore en phase de tests et se présente comme un engin révolutionnaire par bien des aspects. Il serait le premier char de combat avec une tourelle sans équipage. Son châssis est conçu pour s’adapter à toute une famille de blindés : VCI, pièce d’artillerie automotrice, drone blindé…

__________

Ressources

 

Un BMPT-72 Terminator 2 à 3 membres d’équipage présenté lors d’un salon d’armement. Il s’agit de la version destinée à l’exportation, qui ne dispose pas des deux lance-grenades AG-17D.

 

 

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